Renforcer le pouvoir d'agir lors d'un accompagnement autour de la nutrition / Nanterre

Par l’Atelier santé ville de Nanterre

Repères

Statut du projet : achevé

Échelle : quartier de la politique de la ville

Thématiques traitées : nutrition, participation

Public visé : femmes en situation de précarité

Partenaires opérationnels : un centre social et culturel, comité féminin 92 (comité pour la prévention et le dépistage des cancers), CPAM, un art-thérapeute, ADK92 (association pour les dépistages des cancers), CRAMIF

Contexte

En 2006, l’ASV a mis en place un programme relatif à la santé des femmes en situation de précarité, fondé sur des indicateurs sanitaires et sociaux globaux préoccupants pour cette population. Conformément aux objectifs du plan régional de santé publique, ce programme a été axé autour de la sensibilisation aux dépistages des cancers féminins. Il s’est appuyé sur un groupe de femmes qui se réunit toutes les semaines dans un centre social et culturel autour d’un projet « bien-être ».

Objectifs

> Sensibiliser les femmes en situation de précarité à la promotion de la santé (notamment à l’intérêt du dépistage organisé des cancers)

> Réaliser un diagnostic et mettre en place des ateliers santé afin de rendre les femmes actrices de leur santé

Description de l’action

Avant de lancer une action de prévention sur le cancer, et afin de créer un climat de confiance entre l’équipe et les participantes, l’ASV et le centre social ont organisé des ateliers interactifs sur des thèmes plus « neutres » tels que la nutrition. Les sujets des ateliers ont été adaptés aux demandes des femmes afin d’être au plus proche de leurs besoins.

Début 2009, deux après le lancement, un groupe d’une dizaine de femmes motivées pour perdre du poids et déçues par des tentatives individuelles constituent un groupe de travail « surpoids ». Ce groupe est animé par une diététicienne de la direction de la santé publique de Nanterre et se réunit tous les mois. Les femmes s’engagent à venir régulièrement aux séances au cours desquelles elles apprennent à composer des menus équilibrés, à déjouer les pièges, à lire les étiquettes… Différents outils sont utilisés (livre de recettes équilibrées, brochures…). Le rôle du groupe est important pour se motiver et s’encourager, sans jugement, dans un climat de bienveillance. Une complicité et une confiance se créent au sein des groupes et les femmes peuvent s’exprimer librement.

Des ateliers de cuisine conviviaux sont proposés pour mettre en pratique les nouvelles connaissances et partager des recettes. Les nouvelles habitudes alimentaires des femmes leur permettent aussi de mieux équilibrer les repas des enfants.

Elles peuvent bénéficier également de séances de sport et de relaxation, complémentaires à la diététique, dispensées dans les centres sociaux et culturels.

 

En 2015, les femmes forment le projet de créer une association proposant des cours de gym et de zumba sur leur quartier, afin de transmettre leurs connaissances en nutrition et accompagner des comportements favorables à la santé. L’association « Feel Good & Move It » propose deux cours de zumba/fitness par semaine dans une salle municipale.

 

Le principal atout de ce projet est le lien créé entre les participantes, grâce à des rendez-vous réguliers, qu’ils soient sportifs, diététiques ou culinaires. Non seulement des effets sur leur état de santé physique ont été constatés, mais le lien créé a aussi augmenté leur assurance et leur confiance en elles.

Résultats

> Perte de poids des participantes

> Changement des comportements : acquisition des connaissances en diététique et pratique régulière d’une activité physique

> Renforcement du pouvoir d’agir des participantes : force de propositions dans le projet, implication dans le conseil d’administration du centre social, création d’une association

Facteurs de réussite / Conseils pour reproduire ce projet

> Un accompagnement soutenu et fréquent (rencontres très régulières - 1 fois par mois)

> Un soutien bienveillant de l’animatrice diététicienne

> Pas de discours normatif : une prise en compte des cultures et habitudes alimentaires de chacune

> Une évolution des ateliers en fonction des demandes des participantes

> Un effet d’entraînement du groupe dans la motivation des participantes : absence de jugement, entraide, soutien

> Un soutien de l’équipe ASV à la création de l’association (notamment pour les demandes de subvention)

Aller plus loin

> Récit d’expérience (publié par la PnrASV en avril 2016)

Contact référent

Delphine Despinoy

Diététicienne – Service Prévention santé

Ville de Nanterre

 

delphine.despinoy@mairie-nanterre.fr

01 55 69 14 31

 

 

Complété le 14.04.2016